13/02/2017

RIE III, une bataille de gagnée

Le refus massif de RIE III par le corps électoral suisse démontre que les électeurs n'ont pas été dupes du chantage à l'emploi et à celui de l'exode fiscal des entreprises. Il est également un signe explicite à l'encontre du Conseil Fédéral. Celui-ci devra revoir sa copie afin de présenter un projet réellement équitable.  La RIE III bis ne pourra pas faire la part belle à des allègements fiscaux scandaleux; a fortiori dans un contexte où les autorités brandissent le spectre d'une pseudo austérité pour réclamer davantage d'efforts de la part des citoyens.

A Genève également le message ne souffre d'aucune ambiguïté : le Conseil d’État devra revoir son projet s'il veut lui faire passer la rampe. Les multinationales et les sociétés de capitaux bénéficient de suffisamment de cadeaux fiscaux, il est hors de question que les contribuables genevois compensent d'une manière ou d'une autre les pertes fiscales, pas plus qu'il ne sera toléré que la réforme de l'imposition des entreprises passe par un démantèlement des services publics.

Commentaires

Faut voir aussi que l`allégement de la fiscalité des entreprises n`est pas une solution car car il y en aura toujours qun pour surenchérir. Pres de la Suisse et dans l`UE des pays comme la Hongrie ou la Roumanie, par exemple. Les multinationales qui sont les premieres a faire du lobby pour la diminution de leurs impots ne se préoccupent que d`une chose, leur bénéfice. Elles se fichent éperdumenet de ce que les services publics ne soient plus financées dans un pays du fait de la diminution continue des rentrées fiscales. Le peuple suisse a bien décidé, c`est une victoire de la sagesse populaire.

Écrit par : jean jarogh | 14/02/2017

D`ailleurs, avec l`informatisation et la robotisation a fond les manettes, il faudra probablement augmenter l`imposition des grandes entreprises industrielles pour compenser les pertes d`emploi massives a venir. Ce qui devrait etre fait d`urgence: une harmonisation fiscale entre les pays ayant acces au marché commun européen pour éviter la délocalisation des usines vers les pays européens (genre Hongrie ou Roumanie) qui sont toujours prets a faire des cadeaux aux multinationales afin de gonfler artificiellement leur PIB avec la production de ces multinationales.

Écrit par : jean jarogh | 14/02/2017

RIE III ou iV ou V ou VI, tout le monde s'est fat fait avoir !!!

Les valeurs de Wall Street sont en train de s'envoler, Trump a annoncé des mesures exceptionnelles pour les entreprises.

Qu'est-ce que vous croyez ? Les multinationales sont prêtes à regagner les Etats-Unis, le plus grand paradis fiscal terrestre.

Et nous, misérables imbéciles, leur avons payé des milliards d'amende au point que certains devront mettre la clé sous la porte.

Continuez à détester Poutine, vous êtes sur le bon chemin !!!

Écrit par : G. Blanc | 14/02/2017

Réfléchissez, Blanc. Les filiales européennes des grosses boites américaines produisent principalement pour le marché européen. Produire aux USA pour le marché européen n`aurait donc pas de sens pour elles car les couts d`homologation, de transport et de douane rendraient la camelote trop chere pour l`Europe. Ergo, Trump peut bien diminuer les impots des grosses boites, celles-ci ne créeront pas pour autant beaucoup plus d`emplois, pratiquement seules les usines américaines qui produisent pour le marché US au Mexique vont avoir intéret a rentrer. Les économies basées sur la maximisation du profit au dépens de la fiscalité et du salariat sont suicidaires a moyen terme.

Écrit par : jean jarogh | 14/02/2017

Les commentaires sont fermés.