18/04/2017

À GAUCHE, MAIS PAS AVEC N'IMPORTE QUI

Nous publions ici une texte de notre président, Pierre Gauthier, expliquant les raisons de sa démission du groupe Ensemble à Gauche du Grand Conseil.

Lors de la dernière assemblée générale ordinaire du Parti Radical de Gauche (PRG), j’ai proposé de démissionner du groupe parlementaire Ensemble à Gauche (EàG) au Grand Conseil genevois. Cette proposition a été validée par l’assemblée et je siège désormais comme député indépendant.

Marquer la rupture

La première raison de cette démission est qu’il était indispensable de marquer la rupture avec le comportement antidémocratique de solidaritéS, principale composante du groupe parlementaire EàG. Je suis moi-même l’un des fondateurs d'Ensemble à Gauche. Je me suis investi pour réunir les différentes forces de gauche en 2011. Or, je suis aujourd'hui forcé de constater que l’union est impossible et qu’elle n'est clairement pas souhaitée par certaines composantes qui ont tout fait pour m’empêcher d’exercer mon mandat politique depuis la rentrée de septembre 2016.

Sans aucun respect pour les électrices et électeurs qui m’ont élu député, solidaritéS (pourtant minoritaire au sein d’EàG) a intrigué et sans doute manipulé d’autres élus du groupe afin de m’interdire de siéger dans les commissions parlementaires dont j’étais titulaire. Il m’était dès lors impossible d’accomplir mon mandat et notamment de défendre le projet de loi sur la laïcité que j’ai déposé.

Troisième révolution industrielle

La deuxième raison est d’ordre politique. Sous les coups de boutoir d’une mondialisation destructrice et d’une technologie de communication toujours plus envahissante, l’environnement, les rapports de travail, la famille, les loisirs ou encore la scolarité, toutes nos vies sont totalement chamboulées.

Pour ne prendre qu’un seul exemple, le monde du travail est devenu d’une incroyable dureté. La prédation économique devient la règle et, l’illusoire partage des richesses n’est plus qu’un lointain souvenir. Une minorité agissant hors de toutes normes et de lois internationales, nationales ou régionales ne cesse d’accumuler des biens alors que la pauvreté, voire la misère, s’étend toujours plus, jusqu’à frapper ce que l’on nomme la « classe moyenne ». Or, pour combattre cette régression sociale et économique, les solutions du XIXème siècle sont inopérantes face aux enjeux du XXIème.

Le local, une valeur sûre

Nous devons donc nous orienter vers le futur. La dogmatique du microcosme d’extrême gauche ne représente plus les valeurs de la gauche républicaine, laïque et sociale.

Depuis sa fondation, en été 2016, le PRG s’est attaché à refonder radicalement les valeurs de la gauche et à les confronter à la réalité de la vie quotidienne des citoyens et habitants de notre canton. Il a entrepris de préciser son programme et ses orientations politiques par la consultation et la participation active de ses adhérents et sympathisants. Avec comme idées maîtresses le « retour à la République » et « le local, une valeur sûre », l’action politique du PRG aux plans tant municipal que cantonal se fonde désormais sur la défense de la qualité de vie à Genève, sur le renforcement des valeurs républicaines et de la laïcité ainsi que sur l’indispensable développement économique de notre Cité et de la région dont l’expansion internationale ne doit pas se faire au détriment des habitants.

Pierre Gauthier, président du PRG

 

13/02/2017

RIE III, une bataille de gagnée

Le refus massif de RIE III par le corps électoral suisse démontre que les électeurs n'ont pas été dupes du chantage à l'emploi et à celui de l'exode fiscal des entreprises. Il est également un signe explicite à l'encontre du Conseil Fédéral. Celui-ci devra revoir sa copie afin de présenter un projet réellement équitable.  La RIE III bis ne pourra pas faire la part belle à des allègements fiscaux scandaleux; a fortiori dans un contexte où les autorités brandissent le spectre d'une pseudo austérité pour réclamer davantage d'efforts de la part des citoyens.

A Genève également le message ne souffre d'aucune ambiguïté : le Conseil d’État devra revoir son projet s'il veut lui faire passer la rampe. Les multinationales et les sociétés de capitaux bénéficient de suffisamment de cadeaux fiscaux, il est hors de question que les contribuables genevois compensent d'une manière ou d'une autre les pertes fiscales, pas plus qu'il ne sera toléré que la réforme de l'imposition des entreprises passe par un démantèlement des services publics.

16/12/2016

Budget cantonal 2017

Le canton de Genève a un budget 2017.

L'aile républicaine d'Ensemble à Gauche (la Gauche et le Parti Radical de Gauche) a refusé le chantage de nos collègues qui voulaient unir leurs voix avec celle de la droite affairiste et de l'extrême-droite pour faire capoter le vote.


Nous n'avons pas cédé à cette politique du pire qui aurait privé les services publics de ressources augmentées.